Jusqu’au Déclin (2020)

Réalisé par : Patrice Laliberté

Ecrit par : Charles Dionne, Nicolas Krief, Patrice Laliberté

Avec : Réal Bossé, Marc Beaupré, Marie-Evelyne Lessard, Guillaume Cyr, Isabelle Giroux, Guillaume Laurin, Marc-André Grondin

J’ai beau vivre en Belgique depuis plusieurs années, je ne peux m’empêcher d’être excité lorsqu’un film d’horreur québécois sort en salles ou en VOD. Pourtant, le plus souvent, je suis déçu. Il y a bien eu quelques exceptions. Par exemple, Sur le Seuil (2003) d’Eric Tessier ou Saint-Martyr-des-Damnés (2005) sont deux longs-métrages qui m’ont bien diverti, mais cela reste des exceptions. Jusqu’au Déclin fait-il partie de celles-ci ?

Antoine (Guillaume Laurin) est un survivaliste endurci. Alors qu’il a la chance de suivre un stage de survie en forêt avec une de ses idoles, Alain (Réal Bossé), rien ne se déroule comme prévu…

Jusqu’au Déclin est un solide thriller. Patrice Laliberté dresse la table pendant une bonne demi-heure avec des personnages attachants, même s’il est parfois difficile de comprendre leur passion pour le survivalisme. Puis arrive le drame et c’est sacrément surprenant. Je me suis même surpris à bondir de mon siège (ou plutôt de mon canapé). La brutalité de la situation ne vous laissera pas de glace.

A partir de cette scène, c’est un déluge de situations angoissantes et d’action qui vous attend, et la réalisation de Patrice Laliberté est très réussie. Ses plans sont toujours recherchés et permettent au spectateur d’être surpris. Chaque fois qu’un personnage perd la vie, c’est toujours de manière choquante, impossible à prévoir.

Jusqu’au Declin – Photo Credit: Netflix / Bertrand Calmeau

En outre, les motivations de tous les personnages, « méchants » comme « gentils », sont dignes d’intérêt. Il est aisé de s’identifier aux uns et aux autres. Non pas que l’on ferait la même chose que les antagonistes du film, mais on comprend pourquoi ils accomplissent certaines actions. Ils sont humains malgré leur morale discutable.

Par ailleurs, rien de tout cela ne serait possible sans le travail exemplaire des acteurs. Réal Bossé se démarque en tant que survivaliste qui aime certes les gens à qui il enseigne, mais qui aime encore plus son style de vie. Marie-Eveline Lessard incarne remarquablement un des personnages principaux. Pourtant, elle est une des seules à avoir des scènes d’exposition lors desquelles elle raconte sa vie, qui ralentissent l’action et auraient pu être ennuyeuses. Ici, grâce au talent de l’actrice, on comprend sans peine pourquoi son personnage prend le temps de raconter une histoire personnelle alors que le moment semble très mal choisi.

Somme toute, Jusqu’au Déclin satisfait et mérite sa place dans le panthéon des films d’horreur québécois. C’est un excellent « survival » qui n’a rien à envier aux autres films du genre.

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