The Head Hunter (2018)

Réalisé par : Jordan Downey

Ecrit par : Kevin Stewart, Jordan Downey

Avec : Christopher Rygh

Connaissez-vous Donjons et Dragons, ce jeu dans lequel on incarne un guerrier ou un magicien dans un monde médiéval fantaisiste ? Eh bien, j’adore ça ! Si je pouvais passer ma vie à regarder des films d’horreur et jouer à ce jeu de rôle, ce serait le rêve. S’il est fréquent que des joueurs imaginent des parties de Donjons et Dragons mêlant fantasy et horreur, il est par contre rare de voir sur nos écrans des films associant ces deux genres. Mais ça, c’était avant The Head Hunter.

Dans un monde envahi par les monstres, un guerrier (Christopher Rygh) n’a qu’une raison de vivre : traquer le monstre qui a tué sa fille…

The Head Hunter est certes un film à très petit budget (environ 30 000$ US), mais il a rapidement acquis une certaine notoriété, notamment grâce à son apparition sur la plateforme de streaming Shudder. Avec un tel budget, c’est un sacré exploit d’avoir développé non seulement un film d’horreur constitué uniquement d’effets pratiques, mais également un monde fantaisiste qui rappelle celui de The Witcher. Certes, nous n’avons pas les décors gigantesques du Seigneur des Anneaux, mais on est facilement transporté dans un autre monde doté d’une mythologie qui lui est propre.

Cependant, malgré une durée d’à peine 70 minutes, le film paraît un peu trop long. Le premier acte, qui s’étire sur une quarantaine de minutes, finit par ennuyer. On y a un aperçu du style de vie du guerrier : il se lève, prépare ses potions, va tuer un monstre et revient, blessé. Et cela se répète deux ou trois fois. Néanmoins, Christopher Rygh, dans le rôle du guerrier, est un excellent acteur et porte le film sur ses épaules. On voit, dans son jeu, un homme brisé qui n’en peut plus de combattre, mais qui doit continuer pour mener à bien son dessein. Sa performance à elle seule permet de ne pas sombrer dans l’ennui.

Fort heureusement, le deuxième acte rattrape le tout avec des scènes d’horreur efficaces montrant le guerrier face à la bête. Ces scènes rappellent The Evil Dead (1981) en terme d’efficacité technique avec ses effets pratiques à petit budget, mais le slapstick est remplacé par de la tension. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le faible budget ne se fait pas ressentir. En effet, de nombreux cinéastes n’arrivent pas à filmer d’aussi bonnes scènes avec des moyens dix fois plus importants. Chapeau bas au réalisateur Jordan Downey !

En définitive, The Head Hunter n’est peut-être pas le prochain Lord of the Rings de l’horreur, mais il s’agit d’un petit film efficace qui peut faire rêver non seulement ceux qui aimeraient voir plus souvent ce mélange de fantasy et d’horreur, mais également tous les cinéastes amateurs qui ont peu de moyens mais qui rêvent de faire un film d’envergure.

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