Le meilleur et le pire de 2020 selon Pat

L’année a peut-être été désastreuse à cause de la pandémie, mais, au niveau horreur, c’était le paradis pour moi. Certes, plusieurs de mes grosses attentes n’ont pas pu sortir (Antlers par exemple), mais il n’en demeure pas moins que j’ai été grandement diverti cette année. Voici donc mon top et mon flop pour l’année 2020 !

Le meilleur de 2020

Top 10 de l’année 2020

10. The Dark and the Wicked de Bryan Bertino

Terrifiant, sombre et nihiliste, le dernier film de Bryan Bertino (The Strangers, Mockingbird) est LE film de l’année qui m’a donné envie de couvrir mes yeux lors des scènes de tension.

9. Alone de John Hyams

Plutôt simple dans sa structure, Alone n’en demeure pas moins un excellent survival. Nous ressentons toute la peur et la détresse d’une femme prise au piège par un harceleur et nous n’espérons qu’une chose : qu’il se fasse botter le cul !

8. Freaky de Christopher Landon

Après le désastreux Happy Death Day 2 U (lire critique ici), Christopher Landon revient avec Freaky, une parodie horrifique de Freaky Friday (1976), et c’est un coup de génie. Le long-métrage est non seulement désopilant, mais rend hommage au meilleur slasher jamais fait, Scream (1996).

7. His House de Remi Weekes

Anxiogène et terrifiant, His House raconte les nombreuses difficultés qu’un couple de réfugiés a pour s’établir dans un nouveau pays. Seul problème, leur maison est hantée et ils ne peuvent pas la quitter, sous peine d’être expulsés. Il est impossible de ne pas ressentir d’empathie pour ces personnages qui ne veulent qu’une seule chose : survivre.

6. Jusqu’au Déclin de Patrice Laliberté (lire critique ici)

Patrice Laliberté nous offre probablement le meilleur survival des dernières années. La réalisation n’est pas du tout tape-à-l’œil et donne un ton terriblement réaliste au film, avec des plans fixes et plans séquences lors des scènes d’action.

5. The Lodge de Severin Fiala et Veronika Franz

Qu’est-ce que je m’attendais à ne pas aimer The Lodge, n’étant pas un fan de Goodnight Mommy (2014) réalisé par les mêmes cinéastes. Pourtant, leur dernier film est un huis-clos efficace et très anxiogène. D’aucuns diront que l’intrigue est prévisible, mais ça n’en demeure pas moins un film intrigant.

4. The Invisible Man de Leigh Whannell (lire critique ici)

On croyait les remakes des monstres des studios Universal morts et enterrés avec The Mummy (2017). Pourtant, Leigh Whannell a réussi un tour de force en portant à l’écran l’homme invisible de manière effrayante et en mettant en trame de fond la violence faite aux femmes.

3. Underwater de William Eubank (lire critique ici)

Plusieurs diront que Underwater est une série B assez réussie, mais sans importance. Pour moi, il s’agit d’un des films les plus intenses de l’année et une de meilleures expériences cinémas que j’ai eues. L’action du métrage commence après seulement deux minutes et le rythme n’arrête jamais.

2. The Haunting of Bly Manor de Mike Flanagan (lire critique ici)

Bly Manor n’atteint peut-être pas le niveau de la première saison, The Haunting of Hill House (2018), mais c’est quand même une des plus belles œuvres de l’année. Certes, la série n’est pas très effrayante. Néanmoins, elle est touchante et le plan final est probablement un des plus marquants des dernières années.

1. #Alive de Il Cho (lire critique ici)

#Alive est le film le plus pertinent à regarder durant la pandémie. Réaliste et extrêmement divertissant, le film est intense et les personnages sont les plus sympathiques de l’année. Le réalisateur redonne ses lettres de noblesse aux films de zombies. A voir absolument !

La réalisation de l’année

#Alive réalisé par Il Cho

La réalisation de Cho est parfaite. Il sait filmer à la perfection chaque scène. Que ce soit la tension, la comédie ou le drame, chaque plan est bien choisi.

Le scénario de l’année

Scare Me écrit par Josh Ruben

Même si Scare Me ne se trouve pas dans mon top de l’année, il faut dire qu’il fallait du talent pour écrire un film aussi passionnant malgré un concept minimaliste où il ne se passe pratiquement rien.

La performance de l’année

Réal Bossé dans Jusqu’au Déclin

Réal Bossé est un acteur québécois extrêmement talentueux. Alors, quand on lui demande d’être l’antagoniste du meilleur survival de l’année, il ne se contente pas d’être simplement méchant. Il décide de rendre son personnage complexe, devenu le méchant du film par un concours de circonstances malheureuses.

Le film le plus effrayant de l’année

The Dark and the Wicked

Ce long-métrage ne se contente pas de multiplier les jump scares. Au contraire, les scènes de tension sont lentes et cauchemardesques. Le moment où l’on voit la mère des protagonistes flotter dans les airs en pleine nuit me hante encore.

La scène de l’année

La cage d’escalier dans Z

Z a failli faire mon top de l’année, notamment à cause de cette scène. Sans vouloir spoiler quoi que ce soit, disons qu’il est impossible de prévoir ce qui se passe dans cette scène extrêmement choquante et surprenante.

La plus grosse surprise de l’année

The Craft

J’adore la version de 1996 et j’avoue ne pas avoir été impressionné par les quelques images que j’avais pu voir du remake. Néanmoins, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle mouture. Certes, le film s’adresse plutôt à un public plus jeune, mais le scénario est bien écrit, on respecte les thèmes du premier film et on parle de sexisme et de masculinité toxique avec brio.

L’affiche de l’année

The Wolf of Snow Hollow

Le pire de 2020

Flop 5 de l’année 2020

5. Antebellum de Gerard Bush et Christopher Renz

Avec les nombreuses manifestations contre le racisme, Antebellum est arrivé à point nommé cette année puisque c’est le sujet du film. Malheureusement, le scénario et la réalisation sont déficients sans compter le personnage principal qui est imbuvable.

4. Books of Blood de Brannon Braga

Adapté de quelques-unes des histoires de Clive Barker, Books of Blood est tout simplement ennuyant. Les scénaristes ont ajouté des éléments inutiles aux récits déjà parfaits de Barker, ce qui rend le tout très long.

3. The Grudge de Nicolas Pesce (lire critique ici)

Mais quelle déception ! La version de 2003 est un de mes films d’horreur favoris et l’idée d’avoir un reboot avec Nicolas Pesce (The Eyes of my Mother) à la réalisation me bottait bien. Pourtant, il n’y a pas plus générique comme film. Vaut mieux se contenter de la série sortie sur Netflix cette année.

2. The Turning de Floria Sigismondi (lire critique ici)

Comment peut-on gâcher le chef-d’œuvre de Henri James ? Pour le savoir, vous n’avez qu’à regarder The Turning qui possède probablement un des pires scénarios de l’année. Mieux vaut regarder The Haunting of Bly Manor ou encore The Innocents (1961), la meilleure adaptation du livre de Henri James.

1. Fantasy Island de Jeff Wadlow (lire critique ici)

Mais qui a pensé à faire cette débilité ? Rien n’est bon dans ce film. Rien ! Il a au moins eu le mérite de me faire rire tellement c’était ridicule.

La déception de l’année

Le report de Antlers

De nombreux films ont vu leur date de sortie reportée à cause de la pandémie. Or, la seule qui m’a vraiment affecté est celle d’Antlers, une de mes plus grandes attentes de l’année notamment à cause de la présence de Nick Antosca (Channel Zero) au scénario. De plus, au moment où je vous parle, il n’y a aucune date de sortie donnée. Antlers sortira-t-il en 2021 ? Nul ne le sait, et ça m’attriste énormément.

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