Z (2020)

Réalisé par : Brandon Christensen

Ecrit par : Brandon Christensen, Colin Minihan

Avec : Keegan Connor Tracy, Jett Klyne, Sean Rogerson, Stephen McHattie

Ca y est ! J’ai enfin trouvé le film le plus effrayant de l’année 2020 ! Il est de plus en plus difficile pour moi d’être terrorisé devant un film, de ressentir cette peur viscérale qui m’oblige à mettre mes mains devant mes yeux. Pourtant, c’est ce qui m’a attiré vers l’horreur dès le plus jeune âge. Grâce à Z, j’aurai au moins vu un long métrage qui m’aura donné des cauchemars cette année.

Joshua (Jett Klyne) est un enfant tout ce qu’il y a de plus normal. Il aime ses parents, a des notes correctes à l’école et de nombreux amis. Cependant, l’un d’eux, Z, est spécial : Joshua est le seul à le voir. Les parents de Joshua ne s’en préoccupe guère, mais lorsque les incidents commencent à se multiplier autour de leur fils, force est d’admettre que Z n’est peut-être pas si imaginaire que ça…

Vous comprendrez, en lisant ce synopsis, que Z n’a pas le concept le plus original qui soit. Des amis imaginaires meurtriers, on en a vu à la tonne dans le cinéma d’horreur (Hide and Seek, The Orphanage). De surcroît, on assiste à une pléthore de clichés, comme le classique « seule la mère croit qu’il y a quelque chose qui cloche et passe pour une cinglée aux yeux de son conjoint », ou encore le trop souvent exploité « docteur qui trouve un lien entre ce que la mère a vécu étant enfant et ce que vit son fils ». Pourtant, malgré cela, le scénario est tout de même original. On a beau être en terrain connu, il y a plusieurs éléments qui surprendront le plus aguerri des cinéphiles.

Par ailleurs, la réalisation de Christensen (Still/Born) est très réussie et bienvenue. Malgré les nombreuses scènes cliché, le cinéaste, sans réinventer le genre, sait maintenir une tension constante. Il y parvient notamment grâce à un simple jouet pour enfants ou un dessin du soi-disant ami imaginaire peint à même le mur. C’est simple mais si efficace ! C’est cependant la scène de la cage d’escaliers qui surprend le plus et qui mérite le prix de la scène la plus choquante de l’année.

De plus, Christensen a également le bon goût de ne pas abuser des mauvais effets spéciaux. On aurait bien pu hériter d’un énième film mettant en scène une créature ou un fantôme qui se déplace de manière saccadée à quatre pattes comme on l’a vu mille fois dans les J-Horror des années 2000. Au contraire, on nous en montre peu, mais c’est suffisant pour nous satisfaire, surtout que l’apparence de Z est très originale.

Il y a cependant un défaut majeur à Z : le dernier acte. Alors que l’on a droit à une scène puissante que l’on croit être la conclusion du récit, le film se prolonge durant vingt minutes de plus et, même si certaines scènes par la suite restent efficaces, l’intensité n’est plus au rendez-vous et l’ennui s’installe. C’est dommage puisque tout ce que le réalisateur avait réussi à bâtir est déconstruit pour devenir un long-métrage mou avec une fin un peu trop nihiliste.

Il n’empêche que ça ne gâche pas l’expérience et que Christensen est un réalisateur à surveiller. Ses deux films, Still/Born (2017) et Z, sont deux petits trésors dans un univers où les films d’horreur en VOD se ramassent à la pelle.

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