Resident Evil 3 (2020, jeu vidéo)

Un jeu de Capcom

Disponible sur : PC, PS4, Xbox One

Avec tout le temps que nous devons passer en confinement durant les prochaines semaines, c’est assez difficile de rester sain d’esprit et de se garder occupé. Si vous êtes amateur de jeux vidéo, vous avez déjà une bonne piste pour tromper l’ennui. Après mon marathon des films Resident Evil, j’avais vraiment hâte de revenir dans l’univers plus singulier qu’offrent les jeux. Ça tombe bien : le remake de Resident Evil 3 est sorti le 3 avril dernier. Voici donc ce que j’en pense.

Jill Valentine, toujours hantée par les événements survenus au manoir Spencer, est maintenant suspendue de ses fonctions au sein des forces policières S.T.A.R.S. en raison de son obsession pour Umbrella Corporation. Un soir, la ville est assiégée par les morts-vivants et Jill se rend vite compte que le cauchemar recommence de plus belle…

Resident Evil 3 donne le ton sans perdre de temps. Jill se réveille dans son appartement de Racoon City que des événements la poussent à fuir au plus vite. L’histoire du jeu se déroule en parallèle avec les événements du Resident Evil 2 de 2019 (un remake que je suggère fortement, si vous ne le connaissez pas). Jill doit donc trouver le moyen de quitter la ville en un seul morceau. Au cours de son périple, elle rencontrera plusieurs créatures que nous connaissons bien : des zombies et des chiens zombies (y compris quelques nouvelles surprises et améliorations). En plus de la population zombifiée, notre protagoniste sera constamment poursuivie par une toute nouvelle arme bio-organique nommée « Nemesis ».

La tension se maintient durant les cinq à six heures que dure le jeu, avec quelques répits bienvenus. La durée de l’histoire est probablement l’aspect le plus faible de ce chapitre qui, contrairement au jeu précédent, n’offre pas de campagne différente. Ceux qui tenteraient de revivre l’expérience ont maintenant droit à des objets bonus ou à un costume différent. On peut activer ceux-ci à l’aide de points bonus obtenus en relevant des défis au cours de l’histoire. Bien sûr, pour les plus courageux, il existe plusieurs niveaux de difficulté à déverrouiller. Les habitués du jeu original s’apercevront de quelques différences désagréables. Par exemple, ce remake ne comporte qu’une seule fin possible, et certains événements de la version originale ont carrément été coupés.

En poursuivant sur la lancée de Resident Evil 2, la qualité graphique du jeu est incroyable et le look des protagonistes a bien été modernisé. La ville de Racoon City est superbement détaillée, avec ses voitures démolies et même plusieurs affiches de films fictifs. Le fait d’observer le paysage est parfois même récompensé, puisqu’on y trouve un peu partout des figurines qui deviennent des objets à collectionner. Cependant, le jeu s’avère cette fois plutôt linéaire et l’exploration est limitée par la progression de l’histoire. Il est donc possible de carrément passer à côté de ressources spéciales si on avance trop vite. Ça ne ruinera pas votre partie, mais ça demeure frustrant. Le jeu comporte aussi bon nombre de cinématiques à couper le souffle, surtout quand Nemesis est à l’écran. Toutefois, il arrive que le contrôle soit rendu au joueur alors qu’il se trouve dans des positions quelque peu déplaisantes qui peuvent causer une mort subite parfois très agaçante tant elle est mal expliquée. Restez donc à l’affût !

Si vous trouvez que recommencer l’histoire ad vitam aeternam devient vite redondant et que vous avez peu d’intérêt pour cette option, Resident Evil 3 est offert avec un mode multijoueur plutôt intéressant. Resident Evil Resistance est un jeu asymétrique qui oppose quatre joueurs survivants à un joueur antagoniste. Les survivants sont des stéréotypes que l’on retrouve dans les films d’horreur, et chacun possède des habiletés qui complètent celles des autres. Le but est d’accomplir diverses tâches en trois étapes et de survivre en équipe. La mort n’est pas définitive, mais chaque dommage subi enlève de précieuses secondes au compteur. L’objectif de l’antagoniste (au choix parmi quatre options de près ou de loin reliées à la franchise) est d’empêcher les survivants de… eh bien, de survivre. Les quatre antagonistes sont Annette Birkin, Daniel Fabron, Alex Wesker et Spencer. Comme les survivants, ils disposent de leurs propres forces, faiblesses et attaques ultimes. Ils contrôlent les caméras, mettent des pièges, activent certaines fonctions des salles et font apparaître diverses créatures. Ils peuvent même aller jusqu’à prendre le contrôle de certaines de ces créatures pour effectuer eux-mêmes leur sinistre tâche. Bref, il y en a pour tous les goûts.

Malheureusement, puisqu’on parle d’un mode multijoueur intégré à un jeu majoritairement solitaire, le temps d’attente est parfois long pour le moment. De plus, si je me fie aux cas similaires passés (je pense ici à Dead Space 2 et à Batman : Arkham Origins), je crains que ce mode meure rapidement. Seul le temps nous le dira. En attendant, le jeu en vaut réellement la chandelle !

En conclusion, Resident Evil 3 est un incontournable pour connaître la suite de l’histoire d’Umbrella et des héros qui s’y opposent. Le jeu n’est pas parfait, mais il a beaucoup de potentiel et c’est un réel plaisir d’y jouer. Par contre, il vaut peut-être mieux attendre qu’il soit en solde, car au prix neuf, plusieurs fans ne trouveront pas leur compte. Vous allez maintenant devoir m’excuser : je m’en vais mener la vie dure à ces satanés survivants.

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