Underwater (2020)

Réalisé par : William Eubank

Ecrit par : Brian Duffield, Adam Cozad

Avec : Kristen Stewart, Jessica Henwick, T. J. Miller, Vincent Cassel, John Gallagher Jr., Mamoudou Athie

Ce serait une erreur de croire que j’attendais avec impatience Underwater. Déjà, avec le rachat de la 20th Century FOX par les studios Disney, le film a été repoussé de deux ans. Ensuite, il a été balancé en janvier, sans grandes pompes, signe que les studios ne croyaient pas vraiment en ses performances. En outre, les acteurs principaux ne sont pas parmi mes favoris. Je trouve Kristen Stewart (Twilight, Personnal Shopper) assez fade, T. J. Miller (Deadpool) plutôt débile et Vincent Cassel (Black Swan) complètement imbu de lui-même. J’étais donc loin de me douter que je trouvais face à un solide concurrent pour mon top 10 de l’année !

A plusieurs centaines de mètres de profondeur sous l’océan, un équipage tente de survivre après que des monstres marins ont pris d’assaut la station de forage dans laquelle ils se trouvent.

Mélange de Cloverfield (2008), Alien (1979), The Abyss (1989) et Sunshine (2007), Underwater est un véritable tour de force et une excellente découverte pour ce début d’année 2020. Dès les premières minutes, l’action commence et ne s’arrête jamais ! C’est sur le bout de notre siège, les mains moites et le corps tremblant que l’on regarde les mésaventures des personnages. Il y a une telle tension dans ce long-métrage que l’on ne peut qu’être absorbé par celle-ci.

La réalisation de Eubank (The Signal) y est pour beaucoup. Sa caméra, même si elle bouge beaucoup, capte tout et rend l’action dynamique sans donner de haut-le-cœur. Il sait également transmettre un sentiment de claustrophobie lorsque les personnages se trouvent dans l’eau, avec leur équipement qui ressemble à une combinaison d’astronaute. Une seule déchirure, un seul éclat dans le casque peuvent causer la mort tant la pression au fond de l’océan est élevée.

L’éclairage lors de ces scènes joue également un rôle majeur. Nous avons carrément l’impression d’être sous l’eau avec eux. Tout est sombre, les seuls éclairages étant ceux des combinaisons. Certes, il arrive de ne pas assez voir ce qui se passe dans ses scènes à cause de ce choix d’éclairage. Néanmoins, ce choix ajoute au réalisme et à la tension du film, ce qui est pardonnable.

De plus, les monstres marins sont très bien faits et peuvent donner des cauchemars. Ils sont rapides, violents et n’ont aucune pitié. Par ailleurs, sans divulgâcher quoi que ce soit, l’une des bêtes est impressionnante et offre un spectacle inégalé aux spectateurs. 

Spoiler

Celui-ci est en fait la copie conforme de Cthullu, créature cauchemardesque et gargantuesque de l’univers de H. P. Lovecraft.

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Chapeau pour ce choix !

Néanmoins, c’est grâce au scénario de Duffield (The Babysitter) et Cozad (Tarzan) que Underwater se démarque des films du même genre. Soyons francs, le scénario est très simple, mais il ne tombe pas dans les pièges du sous-genre pour autant. Du coup, nous avons droit à quelque chose d’épuré. Les personnages ne sont pas énormément développés, mais ils le sont suffisamment pour qu’on s’attache à eux, et ce sans faire de flashbacks inutiles ou sans montrer des scènes d’exposition trop longues dans lesquelles les personnages s’épanchent sur leur vie personnelle en versant une larme. Il y a certes des scènes d’exposition, mais elles sont là pour une raison ; elles ne sont ni nombreuses ni forcées.

De surcroît, contrairement aux films du même type, les personnages sont assez réalistes. Ils ne veulent pas mourir, donc fini les décisions stupides et les sacrifices idiots. Quelle joie de ne pas voir un personnage dire « Partez sans moi » alors qu’il aurait très bien pu s’en sortir facilement. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y aucun sacrifice et aucune décision douteuse ? Non. Cependant, ce sont des choix réfléchis à chaque fois. Ainsi, les personnages secondaires ne sont pas que de la bête chair à canon et il est difficile de savoir qui va survivre au final.

Parce que oui, certains personnages meurent et ces morts sont particulièrement impressionnantes. Il n’y a pas d’adieux déchirants, pas de « tu diras à mon fils que je l’aime ». Non, loin de là. Dans Underwater, si tu te fais attraper, tu meurs, tout simplement. Et les morts sont violentes, pas nécessairement gores, juste sans pitié, choquantes.

Un autre aspect qui ajoute de la valeur au long-métrage est le travail des acteurs. Certains d’entre eux livrent une excellente performance. C’est le cas de Kristen Stewart dans le rôle principal. Elle offre un jeu physique et émotionnel impressionnant. On sent qu’elle est affectée par les évènements, mais elle garde une carapace bien épaisse pour ne pas craquer au dernier moment. Je ne dirai plus jamais qu’elle est fade.

Finalement, Underwater a beau n’être qu’un divertissement, mais quelle attraction ! Il n’offre pas de message particulier, n’est pas nécessairement subtil et ne fera pas réfléchir le spectateur plus qu’il ne faut, mais il offre ce qui se fait de meilleur dans le genre : un film impressionnant visuellement et qui vous donnera un maximum de sueurs froides sur toute sa durée.

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