Le meilleur et le pire de 2019 selon Patrick

J’ai eu énormément de mal à établir mon top cette année, principalement parce que peu de films m’ont plu. Mes plus grosses attentes ont été mes plus grandes déceptions, et les films les plus populaires cette année n’ont pas trouvé grâce à mes yeux. Alors qu’on retrouve fréquemment Midsommar, Us ou encore It Chapter 2 dans plusieurs tops de l’année, je n’ai pas trouvé grand intérêt à ces œuvres. Néanmoins, je suis tout de même parvenu à dresser une liste de quelques longs-métrages qui m’ont diverti. Voici donc mon top et mon flop de l’année 2019.

Le meilleur de 2019

Top 10 de l’année 2019

10. Wounds de Babak Anvari

Il y a eu de nombreuses sorties horrifiques sur Netflix en octobre. Pourtant, une seule valait la peine que l’on s’y attarde : Wounds. Loin d’être parfait, ce film réussit quand même à instaurer une ambiance sombre et effrayante. Malheureusement, la fin laisse un sentiment de trop peu.

9. Come to Daddy d’Ant Timpson

Come to Daddy est essentiellement réussi grâce à un scénario très original et à la performance d’Elijah Wood (Lord of the Rings) dans le rôle d’un homme qui retrouve son père après des décennies d’absence. Malgré un dernier acte plus faible et plutôt mou, on est emballé par le mystère qui entoure cette relation père/fils.

8. The Clovehitch Killer de Duncan Skiles

The Clovehitch Killer ne plaira pas à tout le monde puisqu’il est extraordinairement lent. Par contre, pour celui qui saura s’armer de patience, vous serez admirablement surpris devant ce film racontant l’histoire d’un adolescent qui découvre que son père est peut-être un ancien tueur en série.

7.  Lords of Chaos de Jonas Åkerlund

Relatant des évènements qui ont secoué la Norvège dans le début des années 90, Lords of Chaos est une comédie satirique qui porte un regard réaliste  sur le métal norvégien. Rires garantis face aux personnages qui se croient prophètes des enfers, mais qui ne sont que des jeunes pathétiques en quête d’eux-mêmes.

6. The Perfection de Richard Shepard

On m’avait dit qu’il y avait de nombreux twists dans ce film, alors j’étais aux aguets lors de mon visionnement. Or, rien ne me préparait à ce que j’allais voir. The Perfection est une montagne russe qui saura vous surprendre du début à la fin.

5. Ma de Tate Taylor (lire critique ici)

S’il y a bien un film pour lequel je n’avais aucune attente, c’était bien Ma. Pourtant, malgré un synopsis assez simple, le film surprend et prend des directions inattendues. Alors que je m’attendais à un bête « torture porn », je me suis retrouvé face à un thriller fort sympathique, sans surexplication et très original.

4. Annabelle Comes Home de Gary Dauberman (lire critique ici)

Comme je déteste Gary Dauberman ! C’est une des pires choses qui soit arrivée au cinéma d’horreur des dernières années. Et pourtant… son film est vraiment divertissant ! Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais qu’est-ce que c’est amusant ! C’est bien filmé, bien écrit et c’est un film d’horreur parfait à montrer à des enfants (ou pré-adolescents). Les nostalgiques de la séries Chair de Poule passeront sans aucun doute un excellent moment.

3. Little Monsters d’Abe Forsythe

Little Monsters est loin d’être original. En effet, les comédies avec des zombies sont légion. Mais on ne peut s’empêcher de s’esclaffer devant les pitreries des acteurs Lupita Nyong’o (Us) et Alexander England (Alien : Covenant). Petit coup de cœur au personnage du général campé par Marshall Napier (Babe) qui a sorti les meilleures blagues du film.

2. Doctor Sleep de Mike Flanagan (lire critique ici)

Bravo à Mike Flanagan qui a réussi avec brio à faire une suite au film The Shining (1980) de Stanley Kubrick tout en restant fidèle à l’œuvre de Stephen King ! Doctor Sleep réunit tout ce que Mike Flanagan fait de bien, des jeux de lumières au montage maîtrisé.

1. Crawl d’Alexandre Aja (lire critique ici)

Qui aurait pu croire qu’un film d’alligators tueurs serait mon film d’horreur de l’année ? Pas moi en tout cas. Le film d’Alexandre Aja possède ce que je préfère dans un long métrage : une tension à couper au couteau. Oui, les créatures ne sont pas très bien faites, mais c’est un détail. Crawl est intense et terriblement stressant et c’est tout ce dont j’ai besoin pour qu’un film soit mon numéro un de l’année.

La réalisation de l’année

Doctor Sleep réalisé par Mike Flanagan

Pour moi, la réalisation de Flanagan est parfaite. Même si je n’aime pas tous ses films, je dois avouer qu’il a un talent fou pour obtenir un rendu parfait à l’écran et Doctor Sleep ne fait pas exception. Le visuel est tout simplement sublime.

Le scénario de l’année

The Perfection écrit par Richard Shepard

Si The Perfection est aussi réussi, c’est grâce au scénario exceptionnellement original de Richard Shepard. Chaque scène surprend et impossible de savoir où nous serons emmenés à la prochaine.

La performance de l’année

Mark Hamill dans Child’s Play (lire critique ici)

Child’s Play était un gâchis. Le premier acte était irréprochable et j’ai même cru être en face du film de l’année. Or, tout se gâche dès le premier meurtre. Cela n’empêche pas Mark Hamill de réussir à interpréter parfaitement Chucky, la poupée diabolique, avec une voix tantôt touchante, tantôt terrifiante.

Le film (ou série) le plus effrayant de l’année

La série Marianne de Samuel Bodin

La série française Marianne était imbuvable. Acteurs incompétents, personnages insupportables, montage déficient et dialogues ridicules ne sont que quelques raisons pour lesquels je ne suis pas parvenu à regarder tous les épisodes. Pourtant, une chose m’a gardé scotché à l’écran et m’a permis de tenir un certain temps : les scènes d’horreur. Elles sont parmi les meilleures qui m’aient été données de voir ces dernières années. Rares sont les fois où je ne me suis pas caché les yeux avec mes mains durant ces scènes.

La scène de l’année

Quand Andy punit Chucky (Child’s Play)

Alors que Chucky tente d’imiter ce qu’il voit à la télévision, il est enfermé par Andy qui trouve son comportement dangereux. Cette scène semble anodine, mais elle montre toute la complexité des personnages avant que ça parte en cacahuète. Chucky, malgré le fait qu’il ne soit qu’une machine, est doté d’émotions et ne comprend pas pourquoi il est puni alors qu’il ne voulait que plaire à son maître. C’est une scène touchante et triste et le film aurait eu intérêt à suivre cette voie.

La bonne surprise de l’année

Annabelle Comes Home de Gary Dauberman

Comme je l’ai dit plus haut, Gary Dauberman est une plaie. Alors, je suis allé voir le dernier opus de Annabelle avec des attentes négatives. Et c’était l’extase. Je suis même allé le revoir et j’ai autant aimé la deuxième fois.

L’affiche de l’année

Little Monsters

 

Le pire de l’année 2019

Flop 5 de l’année 2019

5. Godzilla : King of the Monsters de Michael Dougherty

Je crois qu’aucun film ne m’a autant frustré cette année que le dernier Godzilla. Des combats mal filmés et une pluie de Deus Ex Machina vous attendent dans ce film indigeste et complètement absurde !

4. Happy Death Day 2 You de Christopher Landon (lire critique ici)

Alors que le premier opus était un slasher sympathique avec une touche d’humour, on a droit, avec la suite, à une comédie digne des pires téléfilms de Disney avec une ou deux petites scènes d’horreur.

3. The Amityville Murders de Daniel Farrands

The Amityville Murders est le genre de films tellement mauvais que c’en est bon. Tout est tellement surjoué qu’on ne peut que rire face aux actions complètement irréalistes des personnages.

2. The Room de Christian Volckman

Cette petite production belgo-franco-suisse est probablement un des films m’ayant fait le plus fait rire cette année. Si seulement c’était une comédie… The Room est tellement risible qu’il vaut mieux en rire. Malgré un concept extrêmement intéressant et des penchants lovecraftiens, rien ne fonctionne dans ce terrible nanar.

1. Black Christmas de Sophia Takal (lire critique ici)

Oh que j’ai détesté cette infâme bouillie. Pourtant, l’original est un des meilleurs slashers jamais faits et il aurait été facile de faire un remake remettant les thèmes féministes du premier opus au goût du jour. Mais pour cela, il aurait déjà fallu commencer par faire un film regardable…

La déception de l’année

The Prodigy de Nicholas McCarthy et Brightburn de David Yarovesky

Deux de mes plus grosses attentes de l’année avec comme antagoniste un enfant diabolique s’avèrent être deux de mes plus grosses déceptions. Pas qu’ils soient nécessairement mauvais (il y a bien quelques passages qui m’ont plu), mais ils sont simplement moyens, ennuyeux, prévisibles.

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One Response to Le meilleur et le pire de 2019 selon Patrick

  1. Alex says:

    Et pas un mot sur Cold Blood Killer Instinct 😉 ?

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