Le meilleur et le pire de Mike Flanagan

Qu’on aime ses films ou pas, on ne peut nier que Mike Flanagan est de plus en plus populaire dans le monde du cinéma d’horreur. Il a commencé avec des films d’horreur indépendants comme Oculus (2013) et est maintenant à la barre de grosses productions telles que Doctor Sleep (2019). Monteur, scénariste et réalisateur, Mike Flanagan est un des grands noms du début du siècle. Pour lui faire honneur, voici le pire et le meilleur de sa filmographie (selon nous).

8. Before I Wake (2016) aka Ne t’endors pas

Un couple adopte un enfant. Ce qu’ils ignorent, c’est que les rêves du jeune garçon deviennent réalité… de même que ses cauchemars.

Seul vrai flop dans la filmographie de Flanagan, Before I Wake a de nombreux défauts et peu de qualités. Souvent qualifié de conte moderne par ses fans, il souffre de mauvais effets spéciaux, d’une structure peu originale et d’un twist final complètement raté et surexpliqué. Soupirs de frustration garantis.

7. Gerald’s Game (2017) aka Jessie

Gerald et sa femme Jessie profitent du week-end pour passer du bon temps dans leur maison de campagne isolée. Lors d’un jeu coquin, Gerald fait une crise cardiaque et laisse Jessie menottée au lit. Seule, elle devra faire face à de nombreuses épreuves pour s’en sortir.

Tiré d’un roman de Stephen King, Gerald’s Game est une autre tache au tableau de Mike Flanagan. Même s’il est bien réalisé et que de nombreuses astuces cinématographiques sont employées par le réalisateur, le film reste assez ennuyeux et la fin est étirée jusqu’à plus soif. Néanmoins, quelques scènes horrifiques sont bien réussies, notamment la scène de la main qui vous fera grincer des dents.

6. Ouija : Origin of Evil (2016) aka Ouija : Les origines

Dans les années 60, une femme et ses deux filles arnaquent des pauvres gens en leur faisant croire qu’ils peuvent parler à leurs proches défunts. Lorsque les trois complices laissent un esprit malin entrer dans leur petite affaire, elles découvrent qu’il n’est jamais bon de faire affaire avec le mal.

Personne ne croyait en Ouija : Origin of Evil. Préquel de l’infâme Ouija (2014), Flanagan en a fait un véritable cauchemar terriblement terrifiant. Gardant le matériel d’origine, il s’approprie l’histoire et s’amuse à donner aux spectateurs des frissons comme ils n’en ont jamais eu. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter le monologue d’une des filles sur ce qui arrive à quelqu’un lorsqu’il meurt étranglé. Comme quoi on peut faire une excellente suite (ou un préquel) à un film exécrable.

5. Doctor Sleep (2019) Lire critique ici

Des années après les évènements de l’Overlook du film The Shining, Dany décide d’apporter son aide à une jeune fille dotée de pouvoirs similaires aux siens, qui se trouve menacée par un groupe se nourrissant de l’essence de gens comme eux.

Il en fallait du talent pour réaliser une suite à The Shining tout en restant fidèle au travail de Stephen King et au chef-d’œuvre de Stanley Kubrick. Pourtant, Flanagan l’a fait et ce qu’il nous propose est excellent. C’est un bonheur de revoir les personnages du film de Kubrick évoluer à travers une nouvelle aventure. Doctor Sleep est intéressant, touchant et extrêmement divertissant.

4. Hush (2016)

Maddie (Kate Siegel) est une jeune femme sourde et muette vivant dans une maison isolée dans les bois. Le terrain de jeu parfait pour un tueur masqué…

Hush est un des meilleurs slashers de ces dernières années. La tension est à couper au couteau et, malgré une unité de décor et un nombre d’acteurs limité, le film est loin d’être redondant. Le fait que le personnage principal soit sourd et muet ajoute une dimension supplémentaire qui rend l’œuvre encore plus intéressante.

3. Oculus (2013)

Faussement accusé de meurtre des années auparavant, Tim (Brenton Thwaites) tente, avec l’aide de sa sœur (Karen Gillan), de prouver que le véritable auteur des crimes n’est autre qu’un miroir hanté.

Voilà le film qui a véritablement révélé Mike Flanagan. Le scénario est des plus originaux, mais c’est la réalisation et le montage qui font d’Oculus un film culte. Les flashbacks s’entremêlent subtilement aux scènes du présent et c’est fait avec tant de justesse et de précision qu’on ne peut qu’admirer le travail d’orfèvre de Flanagan.

2. Absentia (2011)

Après de nombreuses années, un homme disparu revient auprès de sa femme, mais il ne semble plus être tout à fait le même.

Absentia est peut-être moins abouti visuellement qu’Oculus, mais il n’en reste pas moins un excellent film. Le scénario, qui rappelle Lovecraft, est terriblement intrigant et on ne peut qu’être ému face à cette femme qui croyait avoir perdu son mari pour toujours, pour ensuite être terrifiée par les raisons de sa disparition.

1. The Haunting of Hill House saison 1 (2018)

Une famille est confrontée aux fantômes du passé et doit retourner dans la maison où leur mère est décédée des années plus tôt.

The Haunting of Hill House est LE chef-d’oeuvre de Mike Flanagan. Cette première saison possède tout ce qui est bon dans ses autres films : le montage maîtrisé entre le passé et le présent, les intenses moments d’effroi, une réalisation spectaculaire, des acteurs terriblement attachants et une dimension dramatique puissante. De plus, le meilleur jump scare de la décennie se trouve dans cette série.

 

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