Crawl (2019)

Réalisé par : Alexandre Aja

Ecrit par : Michael et Shawn Rasmussen

Avec : Kaya Scodelario, Barry Pepper

Je me suis longtemps demandé quel était mon sous-genre horrifique préféré. Les films de fantômes ? Après tout, je suis un fan inconditionnel de Poltergeist (1982). Ou encore les films de possession ? The Exorcist (1973) est bien un de mes films favoris. Ou les films de zombies, pourquoi pas ? 28 Days Later est somme toute dans mon top 5 des meilleurs films d’horreur. Alors, quel est mon sous-genre préféré ? En fait, je n’en ai pas. Ce que j’adore, ce sont les films qui me font me mettre sur le bout de mon siège, qui me coupent le souffle, qui font battre mon cœur à 100 à l’heure, qui me mettent la larme à l’œil tellement je suis investi. Et Crawl est exactement ce genre de film !

N’ayant pas de nouvelles de son père alors qu’un ouragan s’approche à grands pas, Haley, une nageuse professionnelle, brave la tempête qui secoue la Floride afin de lui porter secours. Elle le retrouve facilement, dans la cave de leur ancienne maison. Il y a un petit problème cependant : le sous-sol est infesté d’alligators, et le niveau d’eau monte inexorablement…

Qui aurait pu croire que mon film d’horreur favori de l’année serait un film d’alligators tueurs ? A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, nous sommes en octobre et aucune autre œuvre ne l’a détrôné pour le moment. Pourtant, Crawl n’est pas sans défauts.

D’abord, les dialogues entre Haley et son père concernant le passé de celle-ci semblent forcés. Ils ralentissent le rythme et n’atteignent jamais leur but, c’est-à-dire nous faire connaître et nous attacher à ces personnages. Heureusement, ces dialogues sont rares.

De plus, les alligators en CGI laissent à désirer. D’aucuns diront qu’il aurait été préférable de tourner avec de vrais reptiles, mais cela se serait avéré difficile, compte tenu du scénario. Ceci étant dit, les effets moins réussis sont rapidement oubliés grâce à l’intensité du film.

Car c’est là, la force de Crawl : l’intensité. Dès que l’action commence, elle ne s’arrête plus. Les scènes de tension sont nombreuses et les spectateurs seront souvent surpris par des moments de violence inégalés. Les personnages sont en danger et on le sent à chaque seconde. Lorsqu’ils se font attaquer, ils n’ont pas qu’une fine égratignure ; on parle plutôt de grosses morsures et de membres arrachés.

Il faut dire que maintenir l’action en huis clos est une idée de génie. Premièrement, on se sent oppressé par la montée des eaux dans cette cave sombre. Deuxièmement, l’ouragan renforce ce sentiment de claustrophobie puisque toutes les routes sont fermées et que les personnages ne peuvent aller nulle part.

La réalisation d’Alexandra Aja (Haute Tension, The Hills Have Eyes) est, comme d’habitude, nerveuse et stressante, portant l’intensité à son paroxysme. Aja prouve qu’il mérite encore son statut de réalisateur culte malgré ses derniers films qui ont connu un succès plus mitigé.

Somme toute, Crawl est loin d’être une bête série B à la Sharknado (2013). Il s’agit tout simplement d’une montagne russe plaisante et incroyablement intense qui saura amuser même le plus blasé des cinéphiles.

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