Hell Fest (2018)

Réalisé par : Gregory Plotkin

Ecrit par : Seth M. Sherwood, Blair Butler, Akela Cooper

Avec : Amy Forsyth, Reign Edwards, Bex Taylor-Klaus, Tony Todd

J’aime tous les sous-genres de l’horreur. Que ce soit le torture porn, le film de fantômes ou le body horror, si je visionne un bon film, j’y trouve mon compte. Néanmoins, j’ai un attachement particulier pour le slasher. Ayant passé mon enfance avec les A Nightmare on Elm Street et vouant un amour infini à Scream (1996), ce sous-genre m’est très cher. Malheureusement pour moi, le slasher n’a plus trop la cote depuis le début des années 2000, après la vague post-Scream. Certes, il y a eu quelques exceptions (Hush, The Town that Dreaded Sundown, Scream 4), mais ça reste mineur face à d’autres sous-genres plus populaires ces dernières années. C’est donc avec de grandes attentes que j’ai visionné Hell Fest, un des seuls slashers sortis en salles en 2018. Allait-il parvenir à renouveler le sous-genre ?

Natalie (Amy Forsyth) est de retour de l’université pour quelques temps et ses amis ont de grands projets pour elle : un parc d’attractions sous forme de maison hantée géante vient d’ouvrir ses portes, et ils comptent bien l’entraîner avec eux dans une nuit d’horreur. Or, une fois sur place, ils ne tardent pas à se rendre compte que les cris de terreur, les giclées d’hémoglobine et les couteaux effilés sont loin d’être factices, et qu’un meurtrier masqué a trouvé en Natalie la victime idéale…

Est-ce que le slasher connaitra un renouveau grâce à Hell Fest ? Non. Et pas seulement parce que Hellfest n’est pas marquant, mais parce qu’il est tout simplement mauvais. Dès le départ, on remarque que l’on n’est pas en face d’un grand film, mais plutôt d’une œuvre faite par un amateur. Après une scène d’introduction mal montée, car entrecoupée par les noms des artisans du film toutes les cinq secondes, nous sommes face à un premier acte inintéressant qui dure beaucoup trop longtemps avant que quoi que ce soit se produise.

Si seulement les personnages étaient intéressants, le premier acte serait plus supportable, mais on est loin du compte : ceux-ci sont totalement exécrables. A part crier sans cesse à tue-tête qu’ils veulent baiser et boire des « shots », ils ne font absolument rien. Ils sont des clichés ambulants : la jeune puritaine timide qui sera indéniablement la « Final Girl », l’amie un peu salope sur les bords qui manque de respect à tout le monde, le gars sportif, et j’en passe. Dans un autre contexte, des clichés de ce genre pourraient passer mais, utilisés de la sorte, ils n’amènent tellement rien d’intéressant que c’en est insultant.

Il n’empêche que plusieurs slashers ayant des personnages sous-développés et inintéressants s’avèrent divertissants une fois que les meurtres commencent. Ce n’est pas le cas ici. Bien que très graphiques, ceux-ci sont sans âme et manquent d’authenticité. On s’ennuie malgré l’hémoglobine qu’on nous jette au visage. Il faut dire que le cinéaste sous-utilise ses décors de maison hantée géante. En effet, le film pourrait se dérouler dans n’importe quel autre décor que ça ne changerait pas grand-chose à l’affaire.

Néanmoins, s’il y a bien une qualité que l’on peut attribuer au film, c’est sa musique. Le thème qu’on entend lorsqu’on aperçoit le « boggeyman » est très efficace. Hélas, au lieu de tirer le film vers le haut, cela ne fait qu’accentuer ses défauts, puisqu’on ne peut s’empêcher d’être frustrés à l’idée que ce thème aurait vraiment pu donner quelque chose d’exceptionnel, s’il avait été utilisé dans un bon film.

Ceci étant dit, même si on ne pouvait décemment pas s’attendre ce que Hell Fest révolutionne le genre, on espérait au moins avoir affaire à un film de qualité, ou tout du moins correct. Bref, il faudra probablement encore attendre quelques temps avant d’assister à la renaissance du slasher.

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